Bonjour à tous !
Nous avons eu un petit temps d'absence à cause de quelques soucis mécaniques et de l'acclimatation nécessaire pour ces pays que nous n'imaginions même pas. Mais ne vous inquiétez plus, nous allons maintenant vous raconter tout ça...
Le mois de juin commence pour Michaël avec une nouvelle roue. Nous changeons celle-ci juste avant la frontière albanaise. Malheureusement elle est aussi rude à franchir que le choc des cultures à encaisser. Nous partons pour ce qui nous semble être notre dernier jour en Grèce et devons affronter une fois de plus les montagnes. L'épreuve est adoucie par les derniers Grecs que nous rencontrons. En haut de la montagne, une dame nous offre de l'eau fraiche, des bonbons et de la tarte aux épinards. Avec ce regain d'énergie nous parvenons jusqu'à un autre village où on nous permet de dormir sur le parvis d'une église. Nous remercions notre bonne étoile lorsqu'en pleine nuit les éclairs nous font voir comme en plein jour et la pluie ruisselle sur la route. Cela explique peut-être pourquoi un glissement de terrain a détruit la route quelques kilomètres plus haut !
Enfin nous faisons nos premiers pas en Albanie. Le pays est entièrement composé de montagnes magnifiques. Mais tout semble en construction et la route principale ressemble à la Nationale Val de Reuil/Louviers... qui serait en travaux. Nous avons du mal à trouver où nous loger, les tentatives chez l'habitant échouent et les villages sont rares. Nous rencontrons un Albanais qui veut nous faire dormir dans le restaurant de ses parents : 50 euros la nuit ! Non merci, sans façon! Nous continuons donc jusqu'à la prochaine "ville", ce qui nous permet au moins d'établir le record de kilomètres : 135. Par contre nous trouvons un hôtel à 20 euros la nuit pour nous deux, avec tout le confort, mise à part la douche froide bien entendu. Le lendemain nous apprendrons qu'il fallait simplement allumer le chauffe eau dans le couloir.
Dans ce pays les "Lavazho" (lavage auto) choient les Mercédès. Tout le monde a sa berline allemande et pour 5 voitures il y a une station de lavage. Sur le bord de la route, vestiges d'un chef d'état paranoïaque, poussent des bunkers à la forme sphérique. Enfin des puits à pétrole d'un autre age ronronnent, actionnés par leurs moteurs électriques. Le pays n'est pas très propre : les ordures jonchent le sol et des "flaques noires" souillent les rivières. Par contre les hôtels sont vraiment bon marché et nous pouvons donc dormir à nouveau à l'abri. A cette occasion les gérants de l'hôtel nous payent un café et nous parlent un peu du pays. Ils nous racontent leurs liens avec le Kosovo et le Monténégro et leurs différends avec la Grèce. Arrivés à Tirana nous sommes accueillis par Synthi qui nous prête sa maison, sa machine à laver et son ordinateur avec une générosité sans équivoque. C'est une lettonne qui a visité 5 pays ! Elle travaille en ce moment pour la campagne électorale d'un parti national. Vous la voyez ici devant une affiche qui promet aux Albanais "24 h d'électricité non stop" !
Nous visitons la capitale et partons pour notre dernière étape en Albanie : Shkoder. Nous avions un contact mais c'est une dame très occupée qui nous a finalement recommandés à des amis. Un peu inquiets nous attendons sur la place principale. Sergio et Stella sont d'accord pour nous accueillir cette nuit. Ils travaillent a Shkoder, le premier pour une ONG qui s'occupe de coopératives agricoles, la seconde pour la ville. Nous passons une soirée très agréable et une bonne nuit. Surtout que Stella nous fait un repas de roi. A cette occasion nous rencontrons la professeur de français de Stella : une rouennaise ! Aurore fait son stage de professeur de diffusion du français (cours de français aux étrangers) sur notre trajet. La dame qui devait nous héberger a été retenue par son travail au Kosovo. Elle s'occupe des enfants victimes de la guerre.
Le lendemain sur la route de Podgorica la différence avec l'Albanie est tout de suite flagrante. Les montagnes sont un peu plus vertes et la nature est beaucoup plus propre. Le pays est en pleine expansion, en grande partie liée au tourisme. Sur la route nous voyons un canyon très joli. Adrien ne manque pas l'occasion de faire un saut dedans. Podgorica est une toute petite ville (pour une capitale) mais très charmante. Le soir nous sommes accueillis par Steve. Il tient un "hostel". C'est un endroit officieux où il fait payer 10 euros la nuit. Il nous offre la première et nous décidons donc d'éviter la seconde. Nous rencontrons tout de même Benjamin : un jeune allemand, randonneur. Il fait un voyage de 4 semaines à pieds au Monténégro avec 17 kilos sur le dos. Impressionnés, nous glanons des informations pour nos prochaines balades.
Nous quittons donc la petite capitale pour faire quelques kilomètres dans la montagne. Ça faisait longtemps... Le soir nous avons la permission de planter la tente dans le jardin d'un couple d'agriculteurs vraiment gentil. Nous buvons l'eau du puits, faisons une photo et distribuons des badges. Puis nous faisons route vers Budva où une amie de la famille Bersani (nous ayant accueillis dans l'épisode Nice de la saison précédente) nous fait la grâce d'un bout de jardin et d'un repas. Deux Monégasques, une mère et sa fille, sont ici en qualité d'amies. Nous nous entendons très bien avec elles et elles nous emmènent à la ville pour visiter puis à la plage pour se délasser. Le vieux Budva est agréable à voir.
Aujourd'hui c'est le 12 juin et nous arrivons en Croatie à Dubrovnik. Ce que Michaël ne sait pas en proposant d'aller voir les prix du camping c'est que ses parents nous ont payé une nuit dans un hôtel 4 étoiles. Il réalise le complot quand le portier porte nos bagages jusqu'à la chambre. Notre première nuit dans un 4 étoiles ne pouvait pas mieux tomber. Nous pouvons ainsi nous reposer et visiter le vieux Dubrovnik après avoir mangé au restaurant. Profitez bien de ces lignes, nous n'aurons pas l'occasion de les réécrire. En tout cas nous avons, nous, bien profité de l'hôtel et du buffet de petit-déjeuner, vous imaginez le tableau. Après cette nuit sur un matelas exceptionnel nous décidons que nous avons la force pour dormir dehors. C'est ce qui se passera les deux jours suivants. Le problème c'est que la roue toute neuve de Michaël perd rayon après rayon. Nous profitons donc des paysages croates merveilleux avec le son mélodieux du pneu qui frotte sur le cadre. Il faut à tout prix réparer...
En haut d'une cote, parce que la Croatie est aussi un pays montagneux naturellement, nous nous arrêtons pour rafistoler la roue. Un camping-car de la Drome accepte de prendre Michaël jusqu'au prochain village ce qui nous remet du baume au cœur. Puis nous arrivons tant bien que mal dans la ville où il y a, parait il, un magasin de vélo fabuleux. Le fabuleux s'avère être un loueur de vélos et nous n'avons d'autre choix que d'arriver à Split. La ville est très touristique et le vieux Split est, comme de coutume, très joli. Nous tournons des heures pour trouver un magasin de vélo et le dernier est le bon. Le vendeur nous semble compétent mais il nous faut attendre un jour à Split qu'il fasse venir les pièces de Zagreb. En quête d'un hôtel bon marché, ce qui n'est pas une tache facile à Split, nous arrivons a négocier un prix raisonnable dans un appartement où nous sommes seuls et avons tout le confort. De là, nous visiterons la ville et attendrons les pièces pour le vélo. Nous vous donnerons des nouvelles de ce dernier au prochain épisode.































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1. Le mardi 16 juin 2009 à 19:53, par PHILEVREUX27
2. Le mercredi 17 juin 2009 à 02:55, par ludo
3. Le mercredi 17 juin 2009 à 15:54, par Marie-France
4. Le mercredi 17 juin 2009 à 22:59, par Tonton la farine
5. Le mercredi 17 juin 2009 à 23:09, par Tonton la farine
6. Le jeudi 18 juin 2009 à 22:34, par p'tit dé
7. Le vendredi 19 juin 2009 à 21:58, par Juan Luis de la Fajita y el Burrito
8. Le samedi 20 juin 2009 à 09:11, par Gilbert
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