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Chemin réalisé


Afficher 2 vélos pour l'Europe sur une carte plus grande Publié le mardi 8 septembre 2009 à 13:40

Ils peuvent le faire

Le retour en France approche et sur le vélo les spéculations fusent. Qu'est ce que cela aurait donné si Guillaume ou Romain avaient tout fait avec nous ? Arrivés au ferry nous patientons, un peu inquiets... ce serait dommage de rater le dernier bâteau ! A cette occasion nous rencontrons un couple de retraités dans leur camping-car. Ils nous offrent un café et nous les aidons à communiquer en anglais. Nous prenons aussi une leçon d'humilité : "Avec ce que vous savez, on peut faire un livre mais avec ce que vous ne savez pas, on peut en faire un plus grand". Nous passons la traversée avec eux et un couple de vacanciers français très gentil. Nous parvenons sur le bâteau très heureux d'apprendre que les trois repas des 24 heures de voyage sont offerts. Puis nous comprenons pourquoi les repas sont gratuits... La moitié des passagers est pâle, "blanc, cachet d'aspirine", quant à l'autre moitié, elle avale des cachets d'aspirine. Ce qui ne nous empêche toutefois pas de manger aux trois repas !

Au bout de cette journée, nous sommes de retour en France. Adrien embrasse le sol et parle anglais au douanier... et nous prenons quelques minutes pour réaliser. La réalité nous tombe dessus avec la pluie. Nous ne sommes pas dépaysés, cela fait une semaine qu'il pleut sans s'arrêter. Nous rencontrons aussi notre dernier cyclotouriste, un Allemand qui a traversé la R1 à partir de l'Allemagne de l'ouest : route cyclotouriste qui va de St -Petersbourg à Boulogne-sur-Mer. Nous, nous nous rendons à Lisieux en 150 km, pour une séance de basket avec les anciens coéquipiers de Michaël et nous sommes invités par son entraineur de l'année passée. Pour le dernier jour, nous dormirons encore dans une maison. Décidément nous aurons été bien reçus.

Puis Romain nous rejoint une fois de plus ! Toujours présent. Nous roulons tranquillement le vent dans le dos. Puis tout devient un peu trop pour nous : France 3 région et la journaliste du Paris-Normandie nous font une interview et les mamans nous prennent dans leurs bras devant la mairie de Val-de-Reuil où Monsieur le Maire nous attend avec une superbe réception organisée par Carole Féral. Heureusement les copains sont là, plus pragmatiques, pour nous maintenir les pieds sur terre.

Le soir nous dinons avec nos familles et le lendemain nous fêtons notre retour avec les copains dans la maison de famille de Thibaut (un ami d'enfance). Tout est maintenant fini pour de bon et il nous reste à vous remercier énormément pour tout ce que vous avez fait pour nous.

MERCI BEAUCOUP, et à bientôt !!!

Publié le mardi 8 septembre 2009 à 11:41

Des vélos et des îles

Nous quittons Holzwickede un peu plus légers que d'habitude, les parents de Michael ayant récupéré les dernières affaires que nous avions en trop. Le plan de route parait un peu chargé mais il reste de belles capitales à visiter, donc tout va bien. Dès que nous passons la frontière hollandaise, nous sommes impressionnés par les pistes cyclables. Chaque route a une voie cyclable à son côté. C'est le paradis et nous filons à toute allure grâce au repos que nous avons pu prendre. A la fin de la journée nous tentons un coup inédit : peut-on dormir dans votre garage ? Et ça marche ! Nous sommes accueillis dans une famille hollandaise et invités pour le petit déjeuner. Notre bonne étoile veille toujours sur nous.

La deuxième journée de vélo est un peu longue mais cela en vaut la peine puisqu'elle nous mène jusqu'a Amsterdam. Et encore mieux : Romain (dit P'tit D) est au rendez vous ! Nous sommes vraiment heureux d'avoir à nouveau de la visite. Sandrine, qui travaille encore pour nous avec une efficacité redoutable, nous a trouvé un coachsurfing mais la description pour s'y rendre ressemble, cette fois, à une énigme. Arrivés à nos fins nous rencontrons, enfin, nos hôtes. Ils vivent... dans un squat. Et par extension nous aussi ! Par contre l'endroit est très propre et nous sommes tranquilles.

Le lendemain nous visitons Amsterdam. Émerveillés par les canaux et un peu surpris par le Red ligth district, nous marchons un bon moment de monuments en monuments. Il y a des vélos partout, une vrai inondation de vieux coucous qui roulent tout juste. Nous sommes un peu déçus d'en voir à l'abandon ou au fond des canaux. Nous sommes hélés par un Francais qui nous offre un rafraichissement et nous décourage de visiter la maison d'Anne Frank (jeune fille juive allemande célèbre pour avoir écrit un journal intime, cachée a Amsterdam lors de la seconde guerre mondiale) qui est effectivement bondée de touristes.

Le lendemain nous mettons nos bagages dans la voiture de Romain pour rejoindre La Haye. C'est un grand plaisir de faire du vélo sans sacoche, c'est vraiment un autre sport. A La Haye nous sommes accueillis par un ami d'Anais (vue dans les épisodes précédents) : Ricardo. Après cette courte escale, nous faisons route vers Bruxelles. Sans Romain nous aurions eu beaucoup de mal a parcourir les 170 km et nous le remercions une fois de plus. Tout juste en arrivant nous attend une surprise de taille. Il arrive parfois que l'Atomium devienne doré à la lumière du soleil couchant : voyez vous même ! Encore une fois grâce a Sandrine, Nacim et ses colocataires nous reçoivent a bras ouverts, très contents d'écouter nos histoire. Et demain, au programme, c'est frites et bandes dessinées.

En Belgique il y a des incontournables. Tout d'abord la Bande Dessinée, souvent oubliée. C'est le pays de Franquin (Gaston), Herge (Tintin), Peyo (Les Schtroumfs), Morris (Lucky Luke)... Nous visitons le musée consacreé à leurs œuvres et retrouvons avec plaisir les héros de notre enfance. Ensuite les frites, avec plus de 50 sauces au choix ! C'est aussi le lieu des instances européennes avec le Parlement Européen. Et enfin la bière que nous dégustons avec Nacim, Thomas, Clem' et Nico. Merci pour leur accueil.

Romain nous accompagne jusqu'a Zeebruge où nous prendrons le ferry. Aucun problème, nous sommes rodés maintenant, nous chargeons les bagages et c'est parti. Finalement si, il y a un problème. Nous étions garés devant une sortie de garage discrète et la voiture n'est plus là... Quelques euros et formalités plus tard, nous sommes obligés de charger les vélos dans la voiture. Un peu déçus, nous prenons la route du ferry. C'est là que nous quittons Romain, pas trop tristes, car nous le reverrons dans une semaine. A bientôt P'tit D.

Arrivés en Angleterre, nous trouvons une piste cyclable qui traverse le pays jusqu'à Liverpool. Parfait. Par contre heureusement que les aAnglais nous remettent sur la bonne voie, ce n'est pas facile au début. Après quelques conseils, quelques kilomètres avec un professeur d'arts plastique et quelques remarques : " IL FAUT ROULER A GAUCHE", nous suivons la Trans Pennine Trail numero 65. Les paysages sont magnifiques, mais... c'est bien plus long par là et c'est aussi la tempête en Angleterre. Nous sommes malheureusement contraints de prendre le train pour rejoindre le ferry à temps. La fatigue de fin de voyage et notre planning serré nous a fait prendre des décisions qui s'avéraient être plus mauvaises que d'habitude. Nous nous excusons d'avoir dû recourir à d'autres moyens de transport que le vélo, cela juste pour nous permettre de tenir nos engagements.

Arrivés à Dublin vous ne devinerez jamais qui nous a trouvé un logement. Qu'est ce qu'on ferait sans Sandrine ? Thomas, Nico (oui encore), Julien et John nous accueillent dans leur colocation. Nous sommes invités au barbecue mais la fatigue a raison de nous avant la fin de la soirée ! Au levé, nous partons pour la visite de Dublin. C'est une ville cosmopolite et une capitale assez petite. Nous y apprenons un peu d'histoire sur l'indépendance de l'Irlande et le long chemin vers la paix avec l'Angleterre. C'est aussi l'occasion de boire une Guiness à la pression et de découvrir des monuments et des maisons originales.

Ce soir, nous sommes invités pour une raclette chez nos hôtes. Et bientôt, dans moins d'une semaine, vous lirez la fin de nos aventures !

Publié le lundi 31 août 2009 à 01:50

Pas plat mais sympa

Nous terminons notre visite d'Oslo avec le musée du prix Nobel de la paix. Une expérience très enrichissante durant laquelle nous apprenons beaucoup. C'est le seul prix Nobel décerné en Norvège (les autres sont remis en Suède) et c'est une grande fierté pour le pays. Puis nous partageons notre cabine de ferry avec deux autres voyageurs. Nous voyageons en cabine ! Pas d'inquiétude nous ne dilapidons pas les finances de l'association, c'est simplement du à la durée du trajet :12 heures ! La semaine a venir sera chargée en vélo. Le Danemark qui était sensé être un pays plat est finalement vallonné. C'est amusant comme le dénivelé et les distances sont perçus différemment à vélo et en voiture ! En contrepartie les danois sont très accueillants. C'est ainsi qu'à l'issue de nos premiers 125 km nous avons droit à un muffin maison.

Les seconds 125 km se terminent également bien. A la première porte Jan nous prête un bout de jardin. Pour la deuxième fois du parcours on nous laissera utiliser la douche lors d'une visite impromptue. Jan nous avouera tout de même : "Au début je vous ai pris pour des témoins de Jéhovah ou des missionnaires Mormons, mais si vous l'êtes vraiment il n'y a pas de problème." Une rencontre sympathique ponctuée par une citation d'un écrivain danois Knud Ejler Logstrup : "On a jamais rien à faire avec quelqu'un sans tenir un peu de sa vie entre nos mains." Au Danemark nous croisons des collègues voyageurs. Mihail, un polonais qui voyage entre la fin de ses études et le début de la vie active. Quelqu'un a déjà entendu cette histoire ? Et un couple d'Allemands qui nous propose un hébergement à Nordhorn. Malheureusement nous n'y passons pas.

La troisième journée conclut le Danemark. Nous en avons vu les campagnes et les champs et la sympathie de ses habitants. En Allemagne toutes les routes sont bordées de piste cyclable et pour finir le troisième jour nous pouvons dormir derrière une grange. Depuis le Danemark, les éoliennes fleurissent sur le bord de la route. Ça commence bien. Et 4 fois 125 km. Nous traversons l'Elbe sur un ferry et passons au milieu de pâturages de moutons en suivant des chemins tranquilles. A la fin de la journée nous plantons la tente près d'un champs bien heureux de nous reposer.

A la fin de ces cinq jours de vélo nous pouvons enfin vous donner des nouvelles. Nous sommes à Ritterhude, la ville allemande jumelée avec Val de Reuil. Nous sommes très bien accueillis par la famille Marth. Nous nous asseyons à la terrasse et discutons un peu. Le programme du lendemain est établi : une visite de Brème où nous verrons les fameux animaux du conte. Nous remercions la mairie de Ritterhude et la famille Marth pour notre jour de repos !

Nous reprenons la route et nous décidons, comme à l'accoutumé, de frapper à une porte le soir venu. Seulement cette fois, rien ne se passe pas comme d'habitude. Nous sommes invités à dormir dans une maisonnette puis on nous apporte du jus de fruits. Très heureux, nous commençons à nous installer quand toute la famille vient se présenter et nous invite à manger. Nous passons une soirée vraiment agréable avec Johannes, un menuisier, et ses enfants : Katharina, Annemarie et Lukas. Hildegard, la maitresse de maison s'occupe vraiment bien de nous et nous nous régalons avec le repas qu'elle a préparé. Mais ce n'est pas fini ! Il y a encore la douche et la surprise : un journaliste est convié pour nous interviewer. Il nous prend en photo le soir et revient le matin pour refaire une photo lors de notre départ. Mille mercis à la famille Kogge, ce moment restera dans nos mémoires longtemps après le voyage.

Pour la dernière étape en Allemagne nous nous arrêtons à Holzwickede, l'une des villes jumelées avec Louviers. Nous sommes accueillis comme des rois par le maire et des citoyens : une banderole de bienvenue, des drapeaux français, un pot d'honneur et surtout un repas au restaurant en présence de Mme l'adjointe au maire. Nous terminerons la soirée chez Jochen Hake, président du jumelage, à la chandelle, pour un délicieux dessert préparé par sa femme. Nous avons pu visiter la ville avec la famille de Michaël qui nous a rejoint pour l'occasion. Son père, sa mère et sa grand mère partagent cette journée avec nous. Le soir nous dormons chez Heike, Johannes et Lukas et nous sommes une fois de plus choyés honteusement. A cette occasion à nouveau un grand merci à Mr Lefebure, président du comité de jumelage franco-allemand de Louviers, et au comité de jumelage franco-allemand d'Holzwickede. Nous avons reçu une subvention de la part de ce dernier, ce qui va nous permettre de finir le voyage l'esprit tranquille.

Pas d'inquiétude malgré tous ces honneurs : nous gardons bien les pieds sur les pédales. Nous sommes très touchés par toutes ces attentions que nous ne méritons peut être pas. Et nous tacherons de parvenir à la mairie de Val de Reuil sans encombre, le cœur léger et les chevilles de taille normale.

Publié le mercredi 19 août 2009 à 23:40

Les grands espaces !

Après la traversée des pays Baltes, nous voilà pendant 10 jours (seulement) dans les pays Scandinaves. Dans un premier temps nous mettons le cap sur la Finlande et Helsinki. Un voyage d'une demi-journée en ferry et à peine arrivés, nous avons le droit à des trombes d'eau ! Heureusement, nous sommes accueillis par Marja. Notre passage est court mais intense, nous visitons la ville de nuit... à vélo, guidés par notre hôte du jour ! De quoi remettre en jambe après une pauvre journée de repos ! Nous resterons sur place une seule journée, le temps de voir l'essentiel en quelques coups de pédales. Marja nous reçoit comme des rois et nous goûtons aux spécialités Finlandaises avec grand plaisir !

Nous découvrons aussi quelque chose que nous savions déjà... le coût de la vie est très élevé. Aucun excès en perspective.

Vient le temps de quitter notre hôte pour mettre le cap sur l'ouest. Nous sommes chanceux, le soleil est de retour et ne nous quittera plus jusqu'à Oslo ! Pour notre première nuit en pays Scandinave, ce sera la tente dans une clairière au bord d'une forêt. Le camping "sauvage" est autorisé et il ne tient qu'à nous de trouver des espaces libres et agréables pour passer la nuit.

Nous rejoignons Turku après deux jours de vélo où nous attend un nouveau ferry pour rejoindre la Suède. Rapide passage en Finlande, mais nous parcourons le pays avec plaisir entre lacs et forêts immenses.

Nouvelle traversée en bâteau : nous y passerons la nuit. Au petit matin, nous sommes en Suède, dans la capitale : Stockholm. A peine les deux roues sur la terre ferme que le constat est flagrant ! La ville regorge de monuments en tous genres... on a du pain sur la planche ! Presque deux jours sur place et cette fois nous essayons de ne rien manquer. Une bonne partie de la visite se fera dans la vieille ville, Gamla stan. Des différentes capitales que nous avons eu la chance de voir jusqu'ici, Stockholm est l'une des villes les plus époustouflantes.

Ayant bien profité, nous mettons le cap sur l'ouest pour rejoindre la Norvège. Il nous faudra 5 jours de vélo pour y parvenir. 5 jours à rouler au cœur de forêts suédoises sans croiser quasiment aucune voiture. Un vrai régal. En effet, Adrien nous a concocté un itinéraire loin des grands axes et nous avançons vite et bien. Le journées sont sensiblement les mêmes : nuit sous la tente en bordure de forêt et repas sur l'un des très nombreux lacs du pays. Une autre chose reste inchangée, les paysages qui sont toujours aussi magnifiques.

Une seule fois nous aurons l'occasion de dormir dans le jardin des habitants. Alors que nous commencions à installer notre matériel au bord d'un lac pour y passer la nuit, on vient nous apprendre que ce soir il y a une grande fête pour la pêche à l'écrevisse. Un couple d'anciens nous invite dans leur jardin et l'on s'essaye même à la pêche !

Le 07 août au soir nous entrons dans Oslo, et c'est là le signe de la fin des pays scandinaves. Nous sommes entrés en Norvège sans même nous en rendre compte, aucun poste frontière ne marquant le changement de pays. Ici nous sommes reçus par Elizabeta et sa collocation, des amis d'Olivier ("Mits'") de Val-de-Reuil. Le contact se fait rapidement et nous nous sentons comme chez nous dans notre petite chambre mise à disposition dans la cité universitaire. Nous passons un bon moment en leur compagnie.

3eme visite d'une capitale en 10 jours, Oslo. Ville totalement différente des deux précédentes, ici se mélange un style ancien et du très moderne. Nous apprécions beaucoup. Journée de visite au programme avant de faire gouter des crêpes françaises à nos hôtes ... Viendra ensuite le temps de monter à bord d'un nouveau ferry pour aller pédaler au Danemark.

Publié le lundi 10 août 2009 à 16:47

Toc, toc, toc... On peut dormir chez vous ?

Le temps d'une journée nous visitons Varsovie, capitale de la Pologne. Nous découvrons une ville à deux visages, les bâtiments anciens de l'époque communiste et les nombreux lieux rénovés au fil du temps, pleins de couleurs. Nous préférons la vieille ville et nous y passons une bonne partie de la journée. L'endroit a été totalement rétabli, car détruit lors de la seconde guerre mondiale. Au passage, Adrien donnera un cours improvisé aux jongleurs de rue (!!!). Nous avons apprecié notre court séjour dans la ville. Cracovie est une ville où l'on aurait aimé séjourné plus longuement pour en découvrir les multiples facettes.

Nous passons nos nuits chez Tomek et Pawel, mais désolés,... pas de photo pour cette fois. Lendemain de grosse fete pour eux.

Vient alors le temps de prendre la direction des pays Baltes, mais avant il nous reste deux etapes pour croiser la frontière avec la Lituanie. La pluie est bien là, quasiment toute la journee. Cela ne nous empêche pas de frapper aux portes pour tenter d'installer notre tente dans les différents jardins. L'accueil est très bon, car nous ne frappons en général qu'à une seule porte avant de planter notre tente. Il nous vient même à l'idee de choisir le jardin dans lequel nous préférons nous installer ! En plus de l'accueil nous avons également le droit à un peu de nourriture, ou parfois même à un diner complet ! Les étapes se font un peu plus longues, le profil de la route étant parfaitement adapté à nos vélos (c'est plat !!).

Le 21 juillet nous entrons en Lituanie. Nous traversons des kilomètres de forêt dense sans croiser énormément de voitures. Encore une fois, nous apprécions l'accueil, la tente dans le jardin (un vrai métier !). Une seconde étape lituanienne entre "no man's land "et petits villages de maisons en bois, nous conduit à Vilnius, la capitale. Ramunas et sa famille nous reçoivent alors. Nous visitons Vilnius, sous une pluie terrible pendant toute la matinée... Nous apprendrons plus tard que "Lituanie" signifie "Pays de la pluie"... Dans cette terrible averse, nous perdons un précieux élément : notre caméra !

Malgré tout cela, nous appprécions visiter cette "petite" ville aux très nombreuses églises et d'ailleurs capitale de la culture européenne 2009. Une belle journée de marche, riche en decouvertes.

Toujours en direction du Nord, la nuit suivante après Vilnius se passe chez Jurgita et Tomas. Ce sont deux cyclotouristes d'expérience qui nous reçoivent dans une belle maison en bois. Nous dégustons une specialité lituanienne... une soupe rose ! Nous passerons un long moment à discuter de voyages, Jurgita et Tomas préparant un périple de 2 ans à velo !

Nous nous approchons doucement de la Lettonie, mais nous passerons une nouvelle nuit dans notre premier pays Balte : Birzai, à quelques kilomètres de la frontière. Installés confortablement au fond du jardin, ce sera bain dans le lac pour la toilette !

Passage en Lettonie et unique étape à Riga. Sandrine nous a trouvé un hôte sur place, grâce une nouvelle fois à "couchsurfing" : Peter et sa collocation. Le personnage est très habitué à recevoir du monde, il nous installe dans le salon. La règle chez lui est assez simple : faites comme chez vous !

Une journée à Riga, ville de l'Art-nouveau. Malgré tout ce que nous avions pu entendre, la plus grande ville des Etats Baltes est très belle. Un coeur de ville remarquable, que l'on apprecie d'autant plus avec le guide "walking tour" : Maisons des terres noires, Cathedrale Saint-Jacques, différentes statues, ...

Un au-revoir à Peter, qui reçoit deja un groupe de 4 Allemands à la maison ! Direction ensuite le 3eme pays balte : l'Estonie. Nous réalisons une étape de 188 km sur un terrain parfait. Les paysages sont sensiblement similaires depuis la Lituanie, mais nous retrouvons ici la mer. Nous logeons la côte jusqu'à rejoindre Parnu, où nous dormirons sous la tente non loin de la plage.

A Tallinn, après une seconde journée de vélo en Estonie, Eva-Maria nous invite chez elle. Elle a été la tutrice de Quentin, un ami, pendant ses etudes ici. Pleine d'énergie, elle nous fera visiter la ville de nuit ! Nous passerons une journée ici, puis il sera temps de prendre le ferry pour la Finlande et les pays scandinaves, le point le plus au nord pour nous.

Publié le jeudi 30 juillet 2009 à 11:29

Grand braquet !

La fin de notre passage à Vienne est marquée par l'évènement planétaire, l'anniversaire d'Adrien. Rainer et Kalhia préparent une belle surprise et Adrien repart avec du matériel tout neuf ! De quoi finir le voyage sans aucun problème ! Au passage, celui-ci remercie tous ceux qui ont pensé à lui !!

Après 4 jours dans la capitale autrichienne nous quittons nos hôtes, ainsi qu'Amandine. Nous revoilà sur la route et nous décidons de rattraper un peu du retard que nous avons accumulé au cours des derniers mois... Pour cela, la solution est simple : rouler et avancer.

Notre première journée après Vienne se termine donc à BRNO en République Tchèque. Nous passons le poste frontière - encore une fois désert, ceci étant dû à l'espace Schengen - et échangeons nos quelques Euros contre des Couronnes Tchèques. Les habitants que nous croisons en chemin nous donnent de bons conseils pour faire route à travers champs et pour rejoindre assez vite notre destination. Nous passerons la nuit dans une pension accueillante où nous ferons plus ample connaissances avec nos premiers Tchèques.

Le lendemain, le programme est chargé. Nous visiterons la ville de BRNO (la deuxième grande ville du pays) car notre itinéraire ne passe pas par Prague, trop à l'ouest pour nous. La ville est intéressante mais nous n'y resterons qu'une demi-journée. Nous voulons, en fait, continuer notre avancée et nous repartons dans le milieu de l'après-midi. A Kromeriz, en cours de route, nous passons devons une fête sur un grand terrain... Ici a lieu la reconstitution d'une guerre médiévale. Nous planterons notre tente au beau milieu des autres sans se faire remarquer (jusqu'à l'intervention du propriétaire des lieux, qui nous demandera un geste pour l'entrée sur le camp). Une soirée en musique après une journée bien complète.

La République Tchèque est globalement plate et cela favorise nos déplacements. Toujours en direction de la Pologne, nous roulons ensuite jusqu'à Terlicko où nous reçoit la famille de Dorotha et Chester (pas le fromage). Notre route départementale se transforme en voie rapide, cela nous oblige à modifier nos plans. Successivement, deux cyclistes vont nous aider à trouver notre route sur plusieurs kilomètres et sans eux cela aurait été bien trop difficile ! Nous arrivons dans une famille très accueillante où nous faisons connaissance avec les différents membres et où nous attend un repas de roi ! De bon matin, Chester (pas le pistolet) nous accompagne sur 55 kilomètres (après la frontière polonaise) pour nous mettre sur la voie de Cracovie.

Et comme ces derniers temps nous ne sortons plus la tente, à Cracovie nous sommes accueillis par Kasia et sa famille ! Désolés pour les autres, mais c'est ici que nous trouvons les meilleurs repas depuis notre départ, spécialités ou pas, c'est délicieux ! Nous nous accordons un jour de repos pour visiter les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz et Birkenau. Un moment difficile et triste, mais intéressant à voir. Le lendemain est bien meilleur : visite de la ville en belle compagnie. Kasia et son père nous font découvrir Cracovie. Nous avons le plaisir de visiter le musée de la très ancienne Université ainsi que de monter au sommet du clocher de la grande cathédrale. la visite est détaillée et pleine d'anecdotes, nous adorons ! Cracovie restera un très bon souvenir, tant par nos hôtes que par la ville qui regorge de monuments en tous genres. Un beau visage de la Pologne à coup sur !

Puis vient ensuite notre défi. Nous nous étions lancé celui-ci depuis le début de ce voyage. "Un jour, il faudra réaliser la plus grande étape possible, pour voir !" C'est chose faite, 250 km en une seule journée. Un record que nous ne sommes pas prêts de battre. Partis au petit matin et terminant dans la pénombre, nous sommes épuisés et heureux de rejoindre le premier lit qui croise notre route, l'hôtel.

Ce soir, nous sommes à Varsovie, chez Pawel et Tomek des cousins d'Elodie, une amie de Normandie. Nous passons le cap des 10 000 kilomètres (un grand moment pour nous !!) à l'entrée de la ville que nous visiterons dès que possible.

Publié le samedi 18 juillet 2009 à 01:36

Les capitales du Danube...

Le séjour à Budapest prend fin alors que notre hôte Povi nous fait visiter le temps d'une journée les grottes de la ville dans le quartier de "Buda". Passionné de spéléologie, il nous fera découvrir les grottes de calcaire de Pálvölgyi et Szemlõhegyi. Nous nous déplaçons en ville en petite équipe de cyclistes avec le tandem et nos deux vélos.

Après l'effort, le réconfort ! Et pour cela les Hongrois ont quelque chose d'idéal : les bains publics ! Povi nous emmène donc dans un grand complexe où l'on y trouve des bains à des températures bien différentes (15° a 38°) qu'il faut alterner... L'expérience est parfois délicate, mais l'on en profite bien !

Le temps des au-revoir avec nos hôtes et notre amie Sandrine (au très gros sac!), et nous revoilà à nouveau sur les routes...

Nous décidons de longer le Danube autant que possible pour rejoindre dans un premier temps Bratislava et ensuite Vienne. A la fin de la première journée nous entrons en Slovaquie et décidons d'installer notre tente le long du fleuve dans un endroit calme. Une seconde étape sur les pistes cyclables et nous voila assez rapidement dans Bratislava, capitale du pays. La ville est très calme et nous sommes pressés de vouloir tout visiter, mais il nous faut d'abord trouver un endroit où dormir... La chose n'est pas simple puisque les nombreuses auberges de jeunesse affichent toutes complet et les petits hôtels aussi. Après plusieurs heures de recherches, carte en main, nous trouvons un lit chez un particulier à moindre frais.

Le dimanche est donc consacré à la visite de la ville ou l'on y trouve des styles très différents de monument, de l'époque médiévale au très moderne. Nous quittons Bratislava en début de soirée, toujours par le Danube, pour installer notre tente sur le chemin de Vienne ou nous passerons la soirée à faire la guerre aux moustiques !!!(Grrrrr!!).

Une toute petite étape puisque les deux villes ne sont séparées que de 60 kilomètres et nous entrons dans la capitale Autrichienne. Une nouvelle arrivée vient embellir notre séjour avec le retour d'Amandine (vue dans l'épisode de La Rochelle et de Madrid !). Pour le plus grand plaisir d'Adrien, nous profitons de ces quelques jours pour arpenter les rues de Vienne. On y trouve des monuments typiques, dans le pur style autrichien, à chaque coin de rue. Nous sommes reçus par Rainer, Kalhia et leur fille Acacia. Disponibles et sympathiques malgré un bébé de 8 mois, ils nous font découvrir les recoins de la ville.

Publié le jeudi 9 juillet 2009 à 10:52

La route vers Budapest !

Et voilà ! Une nouvelle capitale atteinte : Budapest. Quelques jours seulement après Ljubljana...

La route n'a pas été de tout repos puisque nous avons enchainé 5 étapes de 101 à 119 kilomètres !

Première journée : Ljubljana - Poljcane

Nous quittons nos hôtes de Ljubljana après avoir passé un bon moment en leur compagnie. Albert nous accompagne sur 45 kilomètres pour nous mener jusqu'à un très célèbre restaurant réputé pour ses beignets de grosse taille. 4 ne suffiront pas à combler notre faim, mais il faut admettre qu'ils sont très bons. En chemin nous faisons la connaissance de Laszlo et Stéphane, deux Hongrois à vélo partis eux aussi à l'aventure en Europe. Le soir venu, nous trouvons une place pour notre tente chez une famille de Slovènes accueillante et nous retrouvons au passage la pluie.

Seconde journée : Poljcane - Dolga Vas

L'objectif de ce jour était d'atteindre la frontière hongroise, mais nous stopperons à 2 kilomètres de celle-ci. Cela est dû à la forte pluie que nous avons eue toute la journee. Nous passerons sur des secteurs innondés, sous le regard médusé des habitants. Impossible d'avoir recours à la tente dans ces conditions et c'est pour cela que nous décidons de nous réfugier dans un hôtel pour la nuit.

Troisième journée : Dolga Vas - Balatonbereny

Au réveil, le soleil est de retour et nous avons dans l'idée de faire un grand pas en Hongrie. Nous passons le poste frontiere totalement désert et faisons connaissance avec les forints, la monnaie locale. Au bord du lac Balaton nous frappons à une porte pour nous installer pour la nuit et sommes reçus par une famille d'Hongrois en vacances.

Quatrième journée : Balatonbereny - Szekesfehervar

Une étape de 112 kilomètres qui nous permet de passer la barre des 2 000 au cours de ce mois ! Nous passons la journée sur les pistes cyclables du lac Balaton à esquiver les (déjà) nombreux vacanciers ! Un véritable plaisir que de rouler loin des voitures une journée entière. Beaucoup moins de succès par contre pour l'hebergement chez l'habitant. Alors nous décidons, sur les conseils d'une résidente, de planter la tente dans la nature.

Cinquième journée : Szekesfehervar - Budapest

Et voilà, nous y sommes ! A temps pour recevoir Sandrine (vue dans l'épisode de Nantes) en visite pour quelques jours dans la capitale hongroise. Tout ce petit monde prendra congé chez Povi et Eva, des cyclotouristes d'expérience. Nous découvrons Budapest, une ville bien différente des dernieres capitales visitées, avec son très beau Parlement, le Monument à la Libération et la grande basilique Saint-Stephen, le tout séparé par le Danube sorti de son lit.

Publié le mercredi 1 juillet 2009 à 21:11

La découverte de l'ex-Yougoslavie

Nous continuons notre route dans ces pays dont nous avons seulement entendu parler quand nous étions petits à la télévision. A l'intérieur des terres, c'est un cliché mais c'est vrai, les gens sont plus simples. Et sans doute aussi plus accueillants puisque le premier soir nous trouvons un abri. Nous dormons avec Georges, un serbe, dans une de ces nombreuses maisons abandonnées, vestiges de la guerre. Georges et ses grands parents nous offrent tout ce que nous pouvons espérer : un lit, des gâteaux et de l'eau. Ils nous observent un peu interloqués pendant que nous resserrons les nouveaux rayons de Michaël. La roue arrière semble solide mais le temps qu'elle se fasse, il faudra en prendre soin chaque jour, ce qui nous permet d'essayer nos nouveaux outils et de nous perfectionner en mécanique vélo.

Puis le jour suivant se passe sans encombre rythmée par la rencontre de cyclotouristes canadiens et le vol des moustiques à la nuit tombée. Nous arrivons à une frontière, un peu surpris. Il se trouve que nous allons passer en Bosnie-Herzégovine. A l'instar de la campagne croate, la Bosnie est enchanteresse et la rivière qui la traverse est d'un bleu profond étonnant. Nous sommes curieux d'éprouver l'hospitalité bosniaque. Et nous ne serons pas déçus : Denis nous accueille à bras ouverts. Il est le premier en terre étrangère à nous proposer une douche ! Nous pouvons également consulter nos e-mails et même laver nos vêtements. Nous décidons cependant de ne pas déranger cette famille si accueillante. Parce qu'en plus les cousins slovènes et croates sont en vacances en Bosnie...

Zagreb approche beaucoup plus vite que nous le pensions. Michaël trouve une carte détaillée de la Croatie et nous décidons de prendre un raccourci. Le raccourci en question n'est pas goudronné.Ce qui est très plaisant quand la pluie ne s'en mêle pas. Ceci entraînant cela, nous décidons de finir le trajet jusqu'à Zagreb où Drago (du site warmshowers) nous attend avec impatience. Ce qui nous permet d'améliorer notre record d'un kilomètre : 136. Drago est très content de nous voir, et après s'être inquiété de notre état de fatigue et avoir pris un air compatissant il enfourche son vélo. C'est à bout de souffle que nous arrivons chez lui après une course de 10 km à 30 à l'heure. Malgré cela il est très sympathique et nous visitons Zagreb le cœur léger.

Nous voulions depuis longtemps éprouver le talent des gens de l'est de l'Europe au basket et nous pouvons enfin faire un match contre des croates. Il a été convenu entre nous que nous ne mentionnerons pas le score. Encore du basket avec le musée Drazen Petrovic où nous prenons avec plaisir quelques photos... Nous repartons vers la Slovénie sous la pluie. Les affaires d'été sont vite remplacées par la tenue du départ. Un peu dépités nous décidons de faire une halte a l'hôtel pour s'abriter. Le lendemain nous arriverons à Ljublijana, accueillis par Albert et Monica. Une famille très hospitalière, nos affaires sont lavées en un tour de main et nous sommes à peine arrivés que nous mangeons du Jota : une spécialité locale à base de choux. Nous oublions la pluie au fond de notre lit en rêvant à la future visite de Ljubljana.

Ljubljana est une tout petite capitale, à peine le double de Rouen, mais la ville est charmante. Nous buvons un café avec un slovaque rencontré la veille et croisé à nouveau par hasard ! Un compositeur d'échec (il résout des problèmes sur papier et sur ordinateur) passionnant qui nous montre la statue de Napoléon. L'empereur est très apprécié des Slovènes car il leur permit d'utiliser leur propre langage au lieu de l'allemand qui était imposé à l'époque.

Les vêtements sont secs, nous sommes reposés et bien décidés à arriver à Budapest à temps pour y accueillir Sandrine la semaine prochaine.

Publié le lundi 29 juin 2009 à 21:50

Albanie, Montenegro et anniversaire...

Bonjour à tous !

Nous avons eu un petit temps d'absence à cause de quelques soucis mécaniques et de l'acclimatation nécessaire pour ces pays que nous n'imaginions même pas. Mais ne vous inquiétez plus, nous allons maintenant vous raconter tout ça...

Le mois de juin commence pour Michaël avec une nouvelle roue. Nous changeons celle-ci juste avant la frontière albanaise. Malheureusement elle est aussi rude à franchir que le choc des cultures à encaisser. Nous partons pour ce qui nous semble être notre dernier jour en Grèce et devons affronter une fois de plus les montagnes. L'épreuve est adoucie par les derniers Grecs que nous rencontrons. En haut de la montagne, une dame nous offre de l'eau fraiche, des bonbons et de la tarte aux épinards. Avec ce regain d'énergie nous parvenons jusqu'à un autre village où on nous permet de dormir sur le parvis d'une église. Nous remercions notre bonne étoile lorsqu'en pleine nuit les éclairs nous font voir comme en plein jour et la pluie ruisselle sur la route. Cela explique peut-être pourquoi un glissement de terrain a détruit la route quelques kilomètres plus haut !

Enfin nous faisons nos premiers pas en Albanie. Le pays est entièrement composé de montagnes magnifiques. Mais tout semble en construction et la route principale ressemble à la Nationale Val de Reuil/Louviers... qui serait en travaux. Nous avons du mal à trouver où nous loger, les tentatives chez l'habitant échouent et les villages sont rares. Nous rencontrons un Albanais qui veut nous faire dormir dans le restaurant de ses parents : 50 euros la nuit ! Non merci, sans façon! Nous continuons donc jusqu'à la prochaine "ville", ce qui nous permet au moins d'établir le record de kilomètres : 135. Par contre nous trouvons un hôtel à 20 euros la nuit pour nous deux, avec tout le confort, mise à part la douche froide bien entendu. Le lendemain nous apprendrons qu'il fallait simplement allumer le chauffe eau dans le couloir.

Dans ce pays les "Lavazho" (lavage auto) choient les Mercédès. Tout le monde a sa berline allemande et pour 5 voitures il y a une station de lavage. Sur le bord de la route, vestiges d'un chef d'état paranoïaque, poussent des bunkers à la forme sphérique. Enfin des puits à pétrole d'un autre age ronronnent, actionnés par leurs moteurs électriques. Le pays n'est pas très propre : les ordures jonchent le sol et des "flaques noires" souillent les rivières. Par contre les hôtels sont vraiment bon marché et nous pouvons donc dormir à nouveau à l'abri. A cette occasion les gérants de l'hôtel nous payent un café et nous parlent un peu du pays. Ils nous racontent leurs liens avec le Kosovo et le Monténégro et leurs différends avec la Grèce. Arrivés à Tirana nous sommes accueillis par Synthi qui nous prête sa maison, sa machine à laver et son ordinateur avec une générosité sans équivoque. C'est une lettonne qui a visité 5 pays ! Elle travaille en ce moment pour la campagne électorale d'un parti national. Vous la voyez ici devant une affiche qui promet aux Albanais "24 h d'électricité non stop" !

Nous visitons la capitale et partons pour notre dernière étape en Albanie : Shkoder. Nous avions un contact mais c'est une dame très occupée qui nous a finalement recommandés à des amis. Un peu inquiets nous attendons sur la place principale. Sergio et Stella sont d'accord pour nous accueillir cette nuit. Ils travaillent a Shkoder, le premier pour une ONG qui s'occupe de coopératives agricoles, la seconde pour la ville. Nous passons une soirée très agréable et une bonne nuit. Surtout que Stella nous fait un repas de roi. A cette occasion nous rencontrons la professeur de français de Stella : une rouennaise ! Aurore fait son stage de professeur de diffusion du français (cours de français aux étrangers) sur notre trajet. La dame qui devait nous héberger a été retenue par son travail au Kosovo. Elle s'occupe des enfants victimes de la guerre.

Le lendemain sur la route de Podgorica la différence avec l'Albanie est tout de suite flagrante. Les montagnes sont un peu plus vertes et la nature est beaucoup plus propre. Le pays est en pleine expansion, en grande partie liée au tourisme. Sur la route nous voyons un canyon très joli. Adrien ne manque pas l'occasion de faire un saut dedans. Podgorica est une toute petite ville (pour une capitale) mais très charmante. Le soir nous sommes accueillis par Steve. Il tient un "hostel". C'est un endroit officieux où il fait payer 10 euros la nuit. Il nous offre la première et nous décidons donc d'éviter la seconde. Nous rencontrons tout de même Benjamin : un jeune allemand, randonneur. Il fait un voyage de 4 semaines à pieds au Monténégro avec 17 kilos sur le dos. Impressionnés, nous glanons des informations pour nos prochaines balades.

Nous quittons donc la petite capitale pour faire quelques kilomètres dans la montagne. Ça faisait longtemps... Le soir nous avons la permission de planter la tente dans le jardin d'un couple d'agriculteurs vraiment gentil. Nous buvons l'eau du puits, faisons une photo et distribuons des badges. Puis nous faisons route vers Budva où une amie de la famille Bersani (nous ayant accueillis dans l'épisode Nice de la saison précédente) nous fait la grâce d'un bout de jardin et d'un repas. Deux Monégasques, une mère et sa fille, sont ici en qualité d'amies. Nous nous entendons très bien avec elles et elles nous emmènent à la ville pour visiter puis à la plage pour se délasser. Le vieux Budva est agréable à voir.

Aujourd'hui c'est le 12 juin et nous arrivons en Croatie à Dubrovnik. Ce que Michaël ne sait pas en proposant d'aller voir les prix du camping c'est que ses parents nous ont payé une nuit dans un hôtel 4 étoiles. Il réalise le complot quand le portier porte nos bagages jusqu'à la chambre. Notre première nuit dans un 4 étoiles ne pouvait pas mieux tomber. Nous pouvons ainsi nous reposer et visiter le vieux Dubrovnik après avoir mangé au restaurant. Profitez bien de ces lignes, nous n'aurons pas l'occasion de les réécrire. En tout cas nous avons, nous, bien profité de l'hôtel et du buffet de petit-déjeuner, vous imaginez le tableau. Après cette nuit sur un matelas exceptionnel nous décidons que nous avons la force pour dormir dehors. C'est ce qui se passera les deux jours suivants. Le problème c'est que la roue toute neuve de Michaël perd rayon après rayon. Nous profitons donc des paysages croates merveilleux avec le son mélodieux du pneu qui frotte sur le cadre. Il faut à tout prix réparer...

En haut d'une cote, parce que la Croatie est aussi un pays montagneux naturellement, nous nous arrêtons pour rafistoler la roue. Un camping-car de la Drome accepte de prendre Michaël jusqu'au prochain village ce qui nous remet du baume au cœur. Puis nous arrivons tant bien que mal dans la ville où il y a, parait il, un magasin de vélo fabuleux. Le fabuleux s'avère être un loueur de vélos et nous n'avons d'autre choix que d'arriver à Split. La ville est très touristique et le vieux Split est, comme de coutume, très joli. Nous tournons des heures pour trouver un magasin de vélo et le dernier est le bon. Le vendeur nous semble compétent mais il nous faut attendre un jour à Split qu'il fasse venir les pièces de Zagreb. En quête d'un hôtel bon marché, ce qui n'est pas une tache facile à Split, nous arrivons a négocier un prix raisonnable dans un appartement où nous sommes seuls et avons tout le confort. De là, nous visiterons la ville et attendrons les pièces pour le vélo. Nous vous donnerons des nouvelles de ce dernier au prochain épisode.

Publié le mardi 16 juin 2009 à 11:48

De l'autre côté de la Mer Adriatique

Avant de quitter Naples, Francesco notre professeur de cyclisme Napolitain, nous fait découvrir les plus beaux panoramas dans un parc a l'extrémité de la ville. Puis le matin du départ il nous guide avec brio sur les premiers kilomètres. Nous le remercions à nouveau, spécialement pour ses fameux plats de "la paste" et rendons hommage à sa forme de jeune homme.

Après une journée de montagne auxquelles succèdent bientôt les collines, nous tentons notre chance chez l'habitant. Par bonheur c'est une Suisse qui rentre chez elle au moment opportun. Nous aurons droit à un thé le soir et un café le matin, un peu d'eau et une nuit en sécurité dans le jardin.

Le terrain s'aplanit à nouveau et c'est une longue ligne droite sur laquelle nous filons pour notre deuxième jour vers Brindisi. Les montagnes à la beauté brute et les charmantes collines laissent place aux champs de blé.

110..., 100... et 100 kilomètres : en récompense nous sommes accueillis dans une maison de vacances pour enfants, tenue par des moines. Nous le devons à Michael qui a vu un drapeau de la paix a l'entrée. Alberto, ancien chef cuistot d'Afrique du Sud nous concocte un repas de roi. C'est l'occasion de perfectionner notre anglais. Nous passons avec lui un agréable moment.

Arrivés à San Vito dei Normanni, nous retrouvons un peu de Normandie. La ville est jumelée avec Louviers et Mr Francois Spadafora, Président du jumelage franco-italien, nous met en contact avec son homologue. Pour la première fois, nous dormons dans un hôtel 3 étoiles ! Un lit chacun c'est déjà un beau cadeau. Pour ajouter à cela nous sommes invités au restaurant où nous dégustons de nombreuses spécialités a la façon des tapas espagnols.

Le lendemain la distance qui nous sépare encore de Brindisi est avalée avec entrain pour le petit-déjeuner. Une fois sur le bateau nous goûtons un repos bien mérité. La traversée de 16h nous laisse le temps de lire et dormir. A Patras nous avons un très bon premier contact avec la population grecque. A peine a-t'on demandé l'office de tourisme qu'on nous achète une carte de la ville ! Jim, un couchsurfer, nous accueille très simplement et avec beaucoup d'attention dans sa petite chambre d'étudiant. Nous renouons avec les joies du restaurant universitaire qui est le même que celui que nous connaissions en Normandie, et surtout avec les parties de Tekken sur la console de jeu.

Nous quittons Jim le lendemain, il regrette de ne pas pouvoir nous garder plus longtemps mais nous avons des impératifs : arriver à Athènes à temps pour accueillir Thibaud Urbain Mathis ! C'est un ami de Normandie qui nous fait le beau cadeau de nous rejoindre pour quelques jours dans la capitale hellénique. La route est agréable en bord de mer, Michael est aux anges sous le soleil de plomb. Nous roulons le cœur léger et nous arrêtons sur une plage de galets pour le déjeuner. Pour ajouter à notre bonheur, les 6 000 km sont atteints. Nous décidons de frapper aux portes et notre bonne humeur doit être communicative : Nadia et sa famille nous accueillent à la première tentative !

Nous sommes invités à manger. Nous perfectionnons notre anglais à table avec une Grecque qui a vecu un moment dans l'Illinois près de Chicago. L'exercice est utile. Après ce court échange, Adrien s'etait mis joyeusement à faire chauffer l'eau pour les pâtes : " If you want you can go down to eat with us. Yes, yes of course, thank you very much." Nous repartons le lendemain avec un sac de citrons et 3L d'huile d'olives que nous n'avons pu refuser. La matinée est un peu plus difficile que la veille, mais l'huile est très bonne et n'est pas au menu habituellement.

Le soir même nous passons devant un panneau : "Last camping on the beach before Athens". Amusés nous nous renseignons sur les prix. Michael, renseigné sur le sujet, nous trouve un coin sans la tente pour 14 euros. Nous dormons à la belle étoile après avoir passé un moment sur la plage. Demain nous serons à Athènes, rien ne peut plus nous arrêter. Malheureusement, on peut tout de même être ralenti... Adrien a un rayon de brisé et ce dernier a crevé la chambre à air. Notre bonne humeur inattaquable nous permet d'inventer le nouveau sport : Relais individuel Gonflage-Sprint. Adrien finit champion de la région grâce à un coaching énergique de Michaël et une meilleure connaissance de la pompe. Nous quittons tout de même la Péloponnèse par l'isthme de Korinthe ce qui fait de "très belles photos".

... Et nous voila enfin à Athènes, à 3 000 kilomètres à vol d'oiseau de notre point de départ, l'endroit le plus éloigné de notre foyer où nous nous sommes jamais rendu. Nous attendons avec impatience Thibaud pour visiter la ville. C'est d'ailleurs lui, qui vous fera la suite de ce récit.

Bonjour à tous. Une fois n'est pas coutume, c'est moi qui vous servirai de guide dans Athènes. J'ai pris quelques jours de vacances pour aller retrouver nos deux amis dans la capitale Grecque. L'avion me dépose à 10 heures 30 à l'aéroport de la ville. Je retrouve Adrien et Michael dans le métro, et nous déposons notre valise à l'hôtel. Il fait déjà très chaud, 28 degrés ! Nous commençons l'exploration des rues de la cité. Nos pas nous mènent au "National Garden", et sa fraîcheur est la bienvenue. La suite de notre exploration nous amène ensuite devant le stade Panathenien, qui était le grand stade qui servait aux jeux Olympiques dans l'antiquité.

Le lendemain, nous visitons l'Acropole. La vue au sommet est tout simplement magnifique. Il y a tant de touristes qui passent dessus que les pierres du sol sont devenues glissantes, et il faut se méfier à chaque pas. Nous rencontrons également au détour d'une ruelle, un groupe de musique de rue fabuleux, Molimo.

Le dimanche est chargé. Direction la colline de Lycabette, la plus haute colline de la ville. Même si elle ne fait que trois cent mètres de haut, la montée la fait paraître trois fois plus grande. Si le panorama de l'Acropole est magnifique, celui de Lycabette est vraiment impressionnant. Ensuite, direction l'autre coté de la ville, vers le temple de Zeus et la porte d'Hadrien. Bien entendu, Adrien en a profité pour faire le malin. Nous visitons aussi le monument de Philipappos. Au fils de la journée, me retrouver devant tant d'histoire m'oblige à méditer de plus en plus régulièrement à l'ombre, sur un banc.

Quand vient le soir, il faut se nourrir. Et c'est uniquement de falafels et de kempaps que nous nous sustentons. Lundi, nous finissons la visite par le musée archéologique national, qui contient les trésors de la Grèce. Demain, c'est le départ pour l'Albanie pour mes deux compagnons, et le retour en France pour moi.

Nous reprenons le fil de l'histoire en l'absence, regrettée, de notre scribe. Nous étions heureux de visiter la Grèce et de découvrir ses chaleureux habitants, lisez donc la suite.

Premier voyageur : La venue de Thibaud nous a fait une petite escale Rolivaloise. A partir de ce point du voyage c'est un peu le retour à la maison. Nous reprenons donc la route reposés et contents du travail accompli. C'est à ce moment que nous rencontrons Paul, de nationalité belge. Il est parti depuis 2 mois pour un tour du monde à vélo en 5 ans ! - "Ho moi je ne connais pas la marque de mes sacoches, je ne suis pas expert. J'ai acheté le matériel et je suis parti." Nous avons trouve plus fou que nous. Il pose sa caméra sur le vélo d'Adrien, nous attrape par les épaules, sort une télécommande, et clic. Ça prend des photos tout seul ! Le soir nous nous arrêtons et frappons à une porte. Après quelques difficultés à nous faire comprendre (Adrien avec les images d'un guide de conversation et Michael avec les mots du traducteur), nous sommes accueillis dans un garage grecque. Sofia la jeune fille de la maison, nous aide à nous faire comprendre. Nous aurons droit à une assiette de pâtes et à de la féta.

Deuxième voyageur : Adrien a le pédalier en vrac. Des bruits inquiétants se font entendre dans les montées. Comme nous croisons un magasin de vélo nous tentons notre chance. Gentiment renvoyés vers quelqu'un d'autre, l'espoir n'est pas au plus haut. Dimitri nous accueille pourtant avec un grand sourire et des "I am happy" à chaque phrase. Quelques coups de clefs et le problème est résolu. Michael en profite pour se faire resserrer deux ou trois boulons. Dimitri a fait le tour de la Peleponese à vélo en 11 jours l'année dernière. Le soir nous nous arrêtons sur une colline et dormons tranquillement jusqu'au lendemain... réveillés par un berger et ses chèvres qui passent à 3 mètres de la tente.

Pas de voyageur cette fois mais nous nous rattraperons plus tard : nous roulons de mieux en mieux, cela nous laisse du temps pour trouver où dormir et ce n'est pas peine perdue. A Kastraki, presqu'en face de Patras où nous avons commencé à rouler en Grèce, nous rencontrons Yannis. Avec une méthode bien rodée nous lui expliquons que nous voulons passer la nuit dans le jardin. Il hésite puis fini par accepter. Ce fut un très beau souvenir ! Yannis vit à coté de son frère et les enfants, bien qu'un peu effrayés au début, s'accoutument assez vite à notre présence. Une leçon de grecque et une bonne pizza pour le dîner et nous repartons même avec des oranges. Merci infiniment à toute la famille. Le lendemain nous sommes accueillis dès la première tentative chez un viticulteur. Nous passerons la nuit à l'abri dans le jardin.

Troisième voyageur : le soir du 5ème jour vers Igoumenitsa fut réellement mémorable. A la sortie du tunnel sous-marin de Prevesa nous frappons à la première porte. Vous aurez maintenant deviné la suite. Les grecques sont plus que chaleureux. A peine leur demande-t-on un renseignement que nous repartons avec un gâteau fait maison, une place dans le jardin et nous voici avec un repas chaud. Cette fois c'est un couple de retraités qui nous offre l'hospitalité dans le garage. Nous sommes gênés à force d'attention pour nous rendre la nuit agréable. C'est alors qu'arrive à vélo un étrange personnage : à l'avant en guise de sacoche une poubelle de salle de bain et un sac de l'armée et sur le cadre un nom : Littleford. Un américain de Portland, qui est évidemment, lui aussi, accueilli à bras ouverts. Notre rêve de passer la nuit avec un collègue est maintenant en train de se réaliser.

Quatrième et cinquième voyageurs : Jon se rend aussi vers Igoumenitsa. Nous décidons de faire la route ensemble, à trois comme durant le premier mois. Dans la première cote nous rencontrons Gérard : un père de famille qui profite des jours dont il dispose pour voyager à vélo. Après avoir mangé nous croisons Wolfgang. Il a tout son temps. Retraité, il voyage l'esprit libre avec son vélo très chargé dormant sur le bas côté si le besoin s'en fait sentir : "En Grèce, il n'y a aucun problème". Jon nous maudit un peu dans les côtes mais il est content d'avoir de la compagnie. Nous lui payons le verre usuel qui ponctue toutes ses fins de journées et il se réjouit d'avoir établi un record de kilomètres. Le lendemain, il nous cuisine pour le petit déjeuner des pommes de terre et des œufs, ce qui nous met d'aplomb pour la suite.

Jon part pour l'Italie en ferry là où nous avions fait escale avant notre arrivée à Patras. En plus de votre soutien quotidien ou occasionnel, nous avons rencontré en Grèce des gens très attentionnés et toujours prêts à rendre service. La suite du voyage nous parait donc prometteuse, direction l'Albanie !

Publié le lundi 18 mai 2009 à 22:11

Plein sud !!

Notre séjour à Rome touche à sa fin. Nous avons profité pleinement de la ville et des supers services de notre guide Carlos. On retiendra les sites archéologiques, les magnifiques places et les grands monuments mais aussi l'accueil de Carlos et de ses amies Bego et Béa (les rois/reines de la bonne humeur et de la cuisine !).

Nous avons eu la chance de voir une grande partie de la ville et de découvrir plus en détails le Colysée et le musée de Vatican. Rome est une ville vraiment géniale où l'on y trouve une multitude de choses à découvrir. La visite de la Chapelle Sixtine et les chefs d'oeuvre de Michel-Ange resteront des très bons souvenirs.

Notre dernière journée a Rome a été marquée par la visite de la Cité du Vatican. Avec l'aide de Frère Feuilleux, nous avons pu assister à l'audience du Pape Benoit XVI. Des milliers de personnes (5 000?) réunies sur la Place Saint-Pierre sous un soleil de plomb pour assister à la lecture de textes en 6 langues différentes. Nous avons également parcouru la salle des tombeaux de Papes, ce qui nous a permis d'en apprendre plus sur l'Histoire de cet Etat particulier (le plus petit du monde !).

A présent, nous faisons route vers le sud pour rejoindre Naples, la dernière grande ville du périple italien. En quittant Rome nous empruntons une section de la "via Appia Antica", une route vieille de plus de 2 000 ans ! La première journée se conclu par une pause chez Martine, une enseignante d'anglais, à Sermoneta. Nous passons une soirée très sympa en sa compagnie (et l'on en profite pour corriger notre anglais !).

Le soleil est de retour et bien plus que ça, il chauffe beaucoup (+30°). Pour cela nous décidons de longer la cote pour rejoindre notre destination. Après une longue journée de vélo, nous plantons la tente dans un endroit reculé... Pas si reculé que ça finalement, car nous sommes réveillés à 6h00 du matin par des débrousailleuses venues nettoyer les environs. C'est avec le sourire (mais avec de grosses cernes) que nous replions le matériel pour reprendre la route.

109 kilomètres sous une forte chaleur et nous entrons dans Naples. Le visage de l'Italie du sud est totalement différent de ce que nous pouvions connaître jusqu'à présent. Nous entrons dans une ville où le klaxon est roi et ou règnent les deux-roues et les ordures. Les rues sont pleines de déchets et les gens conduisent comme ils veulent.. pour une première approche nous sommes surpris par cette ville. Nous trouvons refuge dans une auberge pour la nuit. Le lendemain nous rencontrons Francesco qui nous fait découvrir un nouveau visage de sa ville, bien différent de ce que nous avions pu voir (ouf !).

Nous décidons de rester une journée de plus pour visiter les ruines de la ville de Pompei. La ville a été recouverte de cendres par une éruption du Vésuve il y a deux milles ans. Nous passons 5 heures a parcourir le site et ses vestiges : les fresques trés bien conservées, le stade, le forum et des formes humaines conservées par le souffre et figées dans des positions de souffrance.

Puis nous reprenons la route de Naples ou nous allons faire réviser les vélos et finir de visiter la ville avec Francesco.

Publié le lundi 11 mai 2009 à 00:09

La route de Saint-Marin et le chemin de Rome

Depuis notre passage à Florence nous avons parcouru une belle distance et visité le petit état qu'est Saint-Marin, perché sur les hauteurs italiennes. La route vers le 3eme plus petit état d'Europe est faite de beaux reliefs qui fatiguent par leur accumulation. Les nombreux cyclistes italiens que nous croisons en route nous encouragent à atteindre notre but mais nous annoncent à l'avance que la route n'est pas simple. C'est effectivement le cas... Lorsque nous sommes à l'entrée de l'état de Saint-Marin, il faut encore atteindre le sommet et c'est à partir d'ici que les automobilistes nous motivent pour les derniers kilomètres. Une fois sur le plus haut point, nous admirons la vue et profitons du calme pour nous reposer. Nous y sommes, 6eme pays de notre route !

Grâce une nouvelle fois à "Couchsurfing" nous sommes logés pour une nuit chez Stephano, un fermier producteur de vin ! Nous passons un moment très sympa avec toute la famille et profitons d'un bon lit pour la nuit. L'accueil est très chaleureux et nous décidons de visiter les principaux lieux touristiques le lendemain. Saint-Marin n'est certes pas très grand (61 km²) mais il y a une multitude de choses à découvrir. La cité médiévale est en parfait état, entourée de grandes forêts. Le deuxième soir, nous passons la nuit dans la collocation d'Elisa (elle reçoit 6 a 8 "couchsurfeurs" par mois ! Un record non ?). Elle nous fait découvrir la ville de nuit et les petites ruelles que seuls les résidents connaissent...

Nous quittons Elisa pour rejoindre un nouveau couchsurfeur (décidément !) en la personne de Jonathan. Il réside a Gubbio, à une centaine de kilométrés au sud-ouest de Saint-Marin. Nous qui pensions n'être que de passage, Gubbio fut une très belle surprise. La ville, dans un style ancien, est véritablement étonnante. Nous faisons le choix de nous arrêter une journée pour découvrir le centre ; nous passerons donc deux nuits sur les matelas gonflables multicolores dans le salon de Jonathan.

Lorsque nous quittons Gubbio et notre nouvel ami, la pluie est encore et toujours là (c'est le cas ces derniers jours). Nous faisons route vers Rome à travers les montagnes italiennes. Deux étapes de 90 kilomètres, camping en pleine nature et nous sommes aux portes de la cite Romaine. Au bout de ce périple, nous atteignons le cap des 5 000 kilomètres (!!) et avons eu la chance de rencontrer de nombreux autres cyclotouristes.

L'entrée dans Rome à vélo est quelque peu difficile par moment, mais lorsque nous sommes au coeur de la ville nous avons le sentiment d'avoir atteint un bon bout de chemin pour venir jusqu'ici. Nous passerons 5 jours dans la ville, avec au programme la visite de la cité du Vatican. Nous sommes à nouveau chez un couchsurfeur, déniché par notre amie Sandrine. Lors de cette première journée, Carlos nous a fait découvrir les principaux lieux à ne pas rater. Nous sommes prêts à arpenter la capitale italienne !

Publié le lundi 4 mai 2009 à 01:12

Bref passage en Corse et découverte de l'Italie

Après notre séjour dans les environs de Marseille nous reprenons la route vers Nice pour y prendre le ferry vers la Corse. A notre grande surprise, il y a relativement peu de traversées à destination de Calvi en cette période. Nous faisons donc halte à Mandelieu chez la famille Bersani, des amis d'Adrien. Nous passons 4 jours très sympas avec toute la famille avec au programme : visites, volley-ball, plage, etc. Pas le temps de s'ennuyer ! Un grand merci pour votre accueil :)

Cela sera l'occasion de visiter la Principauté de Monaco avec Estelle et "Titi". Un rapide tour de la ville et nous nous dirigeons vers le musée océanographique. Nous découvrons et apprenons beaucoup de choses intéressantes sur l'univers de la mer et sur les expéditions du Prince Albert 1er.

Nous quittons tout ce petit monde lundi 20 avril pour rejoindre la Corse par bateau. Notre première impression est étonnante. L'île est très belle et dépaysante. Pour notre première nuit, nous logerons au camping. L'étape Calvi-Patrimonio est jalonnée de reliefs plus ou moins importants. Adrien trouve tout de même le temps de faire un rapide saut à la mer sur la pause du midi. Le soir, en frappant aux portes, nous sommes reçus par de véritables Corses. Très accueillants et sympathiques, nous serons invités pour le repas.

Au petit matin, sous la grisaille, nous faisons route vers Bastia où un second ferry à destination de l'Italie nous attend. Nous arrivons en fin d'après-midi à Livourne, où nous retrouvons le soleil, et nous nous dirigeons sans perdre de temps vers Pise et sa fameuse tour ! Les monuments sont très imposants et nous nous régalons à admirer la tour penchée.

Une nouvelle nuit au camping et cette fois nous nous orientons vers Florence. Après 90 kilomètres nous y sommes. Céline, une amie de Cécile nous accueille dans sa collocation franco-italienne pour deux nuits. Nous profitons d'une journée de pause pour visiter la ville de la Renaissance.

Un grand merci encore à tous ceux qui nous rendent de fiers services !

Publié le vendredi 24 avril 2009 à 17:40