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Lisbonne, première capitale !

Comme convenu, chez le cousin Nico, on est bien reçu ! Nous avons eu le plaisir de goûter à quelques spécialités portugaises et de profiter de moments sympas, au bowling par exemple. A noter la victoire de Nico, dans toute sa splendeur... et on l'a même pas laissé gagner, c'est pour dire le niveau !!

Fin de notre étape à Figuiera da Foz samedi matin... après le repos, nous enchaînons par une étape de 118 kilomètres qui nous mène à Calderas da Rainha. Le moment de LA grande première est arrivé ! Après 50 jours de voyage, nous sortons pour la première fois la tente, en pleine nature. Enfin... en pleine nature... En réalité nous sommes reçus dans le jardin d'une famille très sympathique ! En prime, nous avons même le droit à un petit déjeuner pour bien démarrer la journée ! Le temps est venu où la tente va nous servir ! Heureusement pour nous, les conditions météo sont ici très bonnes.

Ces conditions d'ailleurs nous donnent des ailes et nous passons au petit matin la barre des 2 000 km.

Une seconde étape importante, 110 km cette fois, pour rejoindre Lisbonne ! Enfin, la première capitale de ce périple ! Nous trouvons refuge dans une auberge (géniale) au cœur de la ville ([lisboncalling|http://lisboncalling.wordpress.com). Une adresse que l'on conseille à tous, surtout à ceux qui cherchent un endroit accueillant à moindres frais....

Il est donc temps pour nous de visiter cette ville "aux 7 collines". On y découvre de très belles ruelles qui nous guident vers les différents monuments qui ornent Lisbonne. Au delà des monuments, nous apprécions les habitations pleines d'azuleros.

Concernant le carnaval... rien de génial. On apprend qu'il n'y a rien de particulier à Lisbonne. Les vraies fêtes ont lieux dans les petites villages ! C'est raté !! On a quand même réussi à trouver quelques irréductibles !

Notre passage au Portugal touche à sa fin. En effet, nous prenons à présent la route direction l'Espagne et Madrid. Nous espérons y être le 9 mars.

Publié le mardi 24 février 2009 à 01:53

Carnaval de Bayonne

Publié le jeudi 19 février 2009 à 01:58

Nous revoilà ! Le Portugal, nous voilà !

2 vélos pour l'Europe reprend du service... avec 2 vélos ! En effet, après 14 jours de pause forcée à Marseille pour régler la situation du vélo brisé, Adrien récupère une nouvelle monture, grâce aux services de Georget Cycles à Louviers. Un énorme merci à Cathy, Jean et Emma pour nous avoir reçus lors de cette période de transition. Un départ facilité par un nouveau don de la famille Nowakowski que nous remercions chaleureusement.

Nous avons donc fait nos adieux à "Clumi", pour baptiser le nouveau venu, alias "Clumi II".

Le retour à la réalité du voyage à vélo ne s'est pas fait sans difficultés. Notre périple en train commence à Marseille... Les retards de trains successifs compromettent nos plans... Ce n'est pas l'idéal, car cette fois c'est bien nous qui transportons nos vélos et nos bagages (c'est lourd !!). Autant dire que se déplacer avec tout cela ne facilite pas les choses.

Décidément, notre première journée de train est catastrophique. La SNCF, pour se racheter, nous offre une nuit à l'hôtel suite à l'impossibilité de nous mener jusqu'à Irun à la frontière espagnole. Nous devons faire une halte à Bayonne, pour reprendre le train de nuit le lendemain.

Nous voilà donc, une journée entière à Bayonne... Nous décidons de visiter cette ville, chose que nous n'avions pas eu le temps de faire lors de notre étape française. Nous arrivons en plein milieu du carnaval, la ville est très animée, cela n'est pas pour nous déplaire !

Après les festivités, nous reprenons un train pour Irun (en retard, décidément...) et nous attendons dans la gare le fameux train de nuit qui nous mènera jusqu'à Porto ! La suite du voyage n'est pas pour autant plus facile. Néanmoins, dans le hall d'attente nous discutons avec un voyageur en bateau et cela fait rêver ! Il part pour traverser l'Atlantique à la voile.

En Espagne, nous avons le droit à différents contrôles (bagages, identités) et dans le train les contrôleurs ne veulent rien entendre. Il nous obligent à prendre nos vélos dans la couchette ! Heureusement, notre camarade de "chambre", Christopher, un anglais immigré au Portugal (parce qu'il n' aime pas la pluie ?) est plus que conciliant.

6 trains et 48 heures après Marseille, nous voilà à Porto, la seconde ville du pays. Enfin ! Première chose, régler sa montre, car ici nous ne sommes pas dans le même fuseau horaire qu'en France.

Nous profitons de la superbe journée ensoleillée pour visiter la ville. L'écart de température avec la France est plus qu'agréable : ici il fait 18° !

Le short sorti, nous parcourons la ville de jour comme de nuit.

Le lendemain, il est temps de reprendre la route et à vélo cette fois ! Les premiers tours de roue au Portugal : direction Mamarrosa. Une étape de 100 kilomètres pour se remettre en jambe. Le dépaysement est impressionnant : soleil, arbres fleuris, maisons typiques... et les oranges et citrons n'ont plus assez de place sur leurs branches et s'étalent sur la route.

Le soir venu, nous profitons de la maison de la famille Fausto Fonseca qui nous a gentillement laissé les clés par l'intermédiaire du voisin, José.

Pour notre seconde étape portugaise, nous faisons route vers Figueira da Foz. Nous nous tentons à déguster dès notre arrivée des "Bifanas" et c'est succulent.

La météo étant de notre côté, il est temps de faire un premier saut dans l'eau ! Une fois séchés, nous visitons la ville balnéaire. Parmi, les monuments le palais de Joaquim Sotto Mayor érigé au début du XIXème par un architecte français. Le monde est petit.

A Figuiera da Foz, Nico (le cousin de Michaël) nous reçoit (comme des rois !) pour quelques jours.

Publié le jeudi 19 février 2009 à 01:03

Et là, c'est le drame.


Nous quittons Bilbao et Ainhoa (notre hôte) sous les nuages. Notre objectif est de rejoindre Porto et le Portugal dans la semaine.

Adrien nous a concocté un itinéraire direct et sympathique via des endroits retranchés de l'Espagne.

En cours de journée notre route croise le premier véritable col de notre voyage, à 1347 mètres, au coeur du parc naturel de Somiedo. Le pays des ours ! Nous retrouvons la neige au sommet.

Nous nous faisions un plaisir de profiter des 10 kilomètres de descente vers la plaine, mais à peine quelques mètres après le début de celle-ci, Adrien chute fortement. Une mauvaise glissade sur la neige, qui déjoue nos plans. Heureusement Adrien n'a rien, mises à part quelques éraflures. A l'inverse, le matériel est en très mauvais état : son vélo est en deux morceaux (!!).

Soit. La nuit va bientôt tomber, nous sommes au fin fond des montagnes espagnoles avec de la neige et nous n'avons qu'un vélo pour deux avec l'ensemble du matériel à transporter... Nous bricolons du mieux que nous pouvons, un semblant de vélo capable de descendre la montagne au plus vite. Après une quinzaine de kilomètres de marche dans la nuit, nous arrivons dans un (très) petit village. Voyant nos mines fatiguées, le responsable du bar nous propose de nous déposer dans un hôtel à 10 kilomètres de là.

A 1h30 du matin, nous y sommes. Une petite nuit et nous contactons l'assistance assurance pour tenter de trouver une solution. Dans la journée, nous avons à notre disposition une voiture de location pour nous rapatrier en France. Nous faisons dans la nuit la route d'Oviedo à Marseille d'où nous vous écrivons. Nous avons trouvé un toit dans la famille de Michaël.

La situation est assez délicate. Nous devons essayer de retrouver un vélo assez rapidement et les différentes pièces de saccoches cassées elles aussi.

Notre idée est la suivante : réunir le matériel manquant ou cassé pour repartir au plus vite. Il nous faut relativiser, la vie est ainsi faite, de surprises et d'aventures ! Nous n'allons pas baisser les bras en si bon chemin.

La situation va engendrer des coûts importants, ce qui oblige à modifier notre parcours. Nous repartirons très certainement du sud de la France, voir au mieux de Madrid en Espagne. Nous n'aurons donc pas le plaisir de vous faire partager notre découverte du Portugal et pour cela nous nous excusons d'ores et déjà.

Publié le lundi 2 février 2009 à 14:22