De retour en France
Nous quittons Saragosse, très heureux d'avoir découvert cette ville historiquement très riche. Pour l'occasion du deuxième bicentenaire du siège de la ville par Napoléon, deux musées ont ouvert. Nous visitons également la basilique Del Pilar et le parc Exposition Internationale 2008.
Après cela nous repartons prêts à affronter l'Andorre. En route nous serons accueillis dans le potager d'un couple d'Espagnols et dormirons deux fois sous la tente. Avant d'entamer la grande ascension Gemma et Jordi nous offrent l'hospitalité dans leur superbe maison aux portes de l'Andorre. Gemma est décoratrice d'intérieur et le décor original nous plaît beaucoup. "Maître" Jordi nous fait un cours de mécanique sur les vélos, qui nous servira très certainement ! Nous les avons connus grâce à un nouveau site d'hospitalité "Warmshowers". Nous les quittons avec regret après une visite du marché de la Seu d'Urgell. Nous apprenons beaucoup sur la volonté d'indépendance du pays Catalan et sur la rancune qu'ils entretiennent envers le reste de l'Espagne. L'interdiction et la restriction de Franco au sujet de leur langue et de leurs coutumes sont tà l'origine des distensions.
Enfin notre Everest tant attendu ! L'ascension de l'Andorre durera la journée. Nous sommes très heureux de réussir. Michaël arrivé 1h30 avant, s'inquiète un peu mais nous pouvons tout de même prendre une photo en haut du col de 2408 m. De part et d'autre des pistes de ski et la montagne enneigée. Les skieurs nous épient presque inquiets ("Ils sont à vélo eux ?!!"). A bout de souffle nous nous reposons à l'hôtel, au Pas de la Casa, prudents de ne pas faire la descente à la tombée de la nuit. Le lendemain la journée commence par 35 km de descente. Nous pensions descendre toute la journée, mais voilà que ça ne se passe pas, une fois de plus, comme prévu. Nous prenons au km 40 la "route des cols". Bien évidemment c'est une blague... Non ! Durant deux jours nous grimperons 7 ou 8 cols de différentes hauteurs dont le premier, après l'Andorre, avec une altitude de 1431 m.
Nous faisons escale dans un petit village "Belvis". A la première porte nous sommes reçus par Mickaël et sa famille. Mickaël nous explique son métier de bûcheron, autour du feu, le soir. Son père nous instruira sur le métier de fromager et sur la nature en général. Nous repartons avec des fromages de chèvre délicieux dans notre besace. Le lendemain nous quittons avec regret ces gens si originaux qui nous ont fait la démonstration d'une autre façon de vivre. Nous traversons l'Aude, région magnifique... en grimpant à nouveau une série de cols. Au détour du "Col du Paradis" nous faisons à nouveau une rencontre très originale... un monsieur âgé de 71 ans réalise l'ascension (6 kms) avec nous. Son souhait est de réaliser cet exercice 1000 fois pour être certain d'atteindre le paradis. Lors de cette ascension en commun, c'était pour lui la 921ème fois ! Il s'est lancé ce défi à l'âge de 66 ans ! Un moment qui restera à coup sûr dans nos mémoires.
Le soir nous sommes accueillis par la famille Rémon David. Nous nous douchons à l'eau chaude, bonheur suprême et campons dans le jardin. Le matin nous avons le plaisir d'avoir un petit déjeuner de luxe à la française avec chocolat chaud fondu et baguette fraîche. L'accueil des Français est véritablement très bon.
Le lendemain, Adrien retrouve l'Hérault où il a fait une partie de ses études et nous nous extirpons définitivement des Pyrénées. La semaine aura été très riche en rencontres puisque c'est maintenant Christine une "couchsurfeuse" d'Agde, qui nous invite au restaurant et nous prête deux bons lits. La discussion nous mène tard dans la nuit mais le repos est très bénéfique.
Nous suivons la côte pour rejoindre Montpellier, mais entre temps nous faisons une halte à Sète, la ville de Georges Brassens, dont Adrien est particulièrement admiratif.
En chansons, nous arrivons à Montpellier chez Elsa et Loïc qui nous reçoivent pour quelques jours. Le premier soir nous arrivons au milieu d'une partie de poker et passons pour des originaux. Ça y est nous sommes prêts à devenir de vrais aventuriers !
Publié le jeudi 26 mars 2009 à 16:47Le camping, direction Saragosse
La fin du séjour madrilène est fait de nouvelles visites de la ville. Nous avons eu la chance de découvrir le palais du roi (gratuit ce jour la !!!) ainsi que d'autres très belles places.
Notre départ de Madrid, marque également les au-revoir à Amandine, qui s'en va travailler une année en Bolivie ! (plein de bonnes choses et a très bientôt "la naine").
La journée de reprise n'est pas des plus simples, le soleil chauffe beaucoup en milieu de journée. Nous rejoignons, non sans mal, Guadalajara où nous attend Silvia notre contact "couchsurfing". Le soir même, nous sommes invités à l'anniversaire d'une amie, Noah... à Madrid ! Retour à la case départ donc... Nous passons une agréable soirée entourés de véritables Espagnols.
La route vers Saragosse se fait dans un véritable désert... Nous traversons des zones entières où nous n'apercevons rien, à part quelques pâturages. La route est pleine de reliefs, ce qui ne facilite pas les choses.
Dans ce contexte, nous décidons d'avoir recours au camping chaque soir. La grande surprise de cette semaine a lieu lorsque nous arrivons dans le parc naturel Alto Tajo, le plus grand d'Espagne.
Ici les paysages sont magnifiques, magiques. A couper le souffle. Nous avons véritablement la sensation de voyager. Le gardien du parc nous apprend que l'on y trouve même des vautours !
Après 5 jours de vélo, nous voici à Saragosse dans la region d'Aragon. Nous avons parcouru 390 kilomètres depuis notre départ de Madrid.
Publié le lundi 16 mars 2009 à 23:16Jusqu'a Madrid
Nous repartons de Plasencia reposés. A nouveau merci à Juan Carlos. Pour s'échauffer une bonne étape de montagne, nous commençons à prendre un bon rythme. Au milieu de nulle part se dresse, sans doute par manque de place, une ville où quelques vestiges médiévaux subsistent.
Après une journée courte mais fatigante, nous commençons à frapper aux portes. Deux refus plus tard des Français du sud venus pour restaurer leur maison de famille nous accueillent. Nous avons la joie de partager leur repas après les avoir aidés à déplacer des pierres pour les futurs travaux. Au menu tortilla traditionnelle faite par la maîtresse de maison !
Nous passons la nuit dans le garage et reprenons, le lendemain matin, la route avec les poches pleines d'oranges. La météo se gâte et nous repartons sous la grisaille et la pluie.
La journée de vélo se déroule sans souci et assez tôt nous demandons refuge à un agriculteur. Il nous indique en souriant une grange abandonnée et un point d'eau pour ses bêtes. Ce pourrait être parfait mais la tempête se lève ! Nous gardons le sourire grâce au confort de la paille.
Une nuit un peu difficile plus tard, nous repartons vers la capitale de l'Espagne. A la fin de la journée la petite nationale se transforme en autoroute. Une fois n'est pas coutume... Un peu dépités nous décidons de couper à travers champs. Une expérience intéressante mais à ne pas renouveler. C'est à cet endroit que nous decidons de planter la tente. La nuit dans la plaine est trés bonne contre toute attente et le levé de soleil magnifique.
La nouvelle journée débute par une randonnée sur les chemins de terre. Apres plusieurs kilomètres, nous trouvons enfin une route digne de ce nom. Nous étions certains d'avoir decouvert un raccourci, mais finalement... notre petite route se transforme rapidement, en autoroute. A croire que toutes les routes qui mènent a Madrid sont des voies rapides !
Finalement, nous sommes obligés de faire un détour pour trouver une voie adaptée aux velos. C'est en début de soiree que nous arrivons, enfin, dans la capitale espagnole ! Grace à Cecile, nous trouvons refuge pour la nuit chez Mahaut.
Notre premiere véritable journée dans la ville est consacrée aux différentes visites : Musée de la Reine Sofia, Musée du Prado, etc... La ville est superbe, mais Adrien attend autre chose. Il attend avec impatience la venue d'Amandine, en visite pour quelques jours. Nous profitons de ces quelques jours de repos pour faire le plein d'énergie et pour découvrir l'ensemble de la ville.
Thomas, un ami de Mahaut, propose de nous loger pendant notre séjour. Un ENORME merci pour sa gentillesse.
Publié le mardi 10 mars 2009 à 15:25De retour en Espagne
En sortant de Lisbonne, dont nous gardons un excellent souvenir, nous visitons le Parc Exposition Universelle 1998 : Vasco de Gama. Une surprise inattendue et agréable. C'est également l'occasion de quitter Lisbonne par les bords du Tage, fleuve dont l'estuaire est le plus grand d'Europe.
Après une journée de vélo sans encombre nous plantons la tente en pleine nature pour la première fois. Prenant bien soin de ne pas être vus de la route, nous trouvons un coin ... confortable. L'approvisionnement en eau est assuré par un sympathique retraité s'occupant de ses oranges. Le lendemain nous traversons des étendues sauvages sur des kilomètres. Des chênes lièges à perte de vue ! Que de magnifiques endroits pour planter la tente... malheureusement tous ces hectares sont privés. Bien décidés à ne pas dormir dehors nous frappons aux portes avec conviction. Et cela fonctionne : Manueli un fermier très gentil nous cède un bout de terrain pour la nuit et nous aurons le "plaisir" de nous lever au chant du coq.
C'est ainsi que nous retrouvons l'Espagne, quittant le Portugal le cœur lourd de regrets. D'autant plus que Michaël y avait retrouvé la trace de ses cigognes alsaciennes. Elles remontent d'Afrique annonçant le printemps. Nous arrivons en Extremadura, une région réputée pour la rudesse de son climat. Mais nous vous rassurons tout de suite, le climat y est beaucoup plus doux que ce que nous avons déjà expérimenté. Nous visiterons les trois villes principales de la région où nous serons accueillis par trois couch-surfers !
A Badajoz, Ghyslaine, une jolie française nous fait visiter la vieille ville. Ville qu'elle connaît très bien, puisqu'elle exerce comme lectrice dans un collège-lycée local. Nous profitons de l'occasion pour nous reposer et faire des lessives. Lindsy, la colocatrice venant de Denver, nous aide à perfectionner notre anglais.
A Cacéres, Irène et ses amies "Erasmus" nous invitent dans une soirée où l'on parle plus italien qu'espagnol. Nous sommes logés comme des rois dans le salon et profitons de l'hospitalité de notre hôte.
Enfin à Plasencia, Juan Carlos, journaliste sportif en basket (!) et élu à l'environnement, nous montre sa ville qu'il aime tant. Nous faisons une autre halte pour faire une révision des vélos. C'est une ville de conquistador, à leur retour ils décident de reconstruire la cathédrale de la ville. La nouvelle cathédrale prend appuie sur l'ancienne et c'est ainsi que Plasencia devient une des seules villes du monde avec deux cathédrales.
Nous visitons également un parc ornithologique ouvert au public en plein ville et rencontrons le fondateur de Plasencia Alfonso VIII.
Notre prochaine étape : Madrid. A bientôt !
Publié le lundi 2 mars 2009 à 14:34





































































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